ÉDITIONS UMUSOZO
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SEBUNUMA D., Communautarisme et autochtonie
Du cas du Rwanda à l'universel
,
Issy-les-Moulineaux, Umusozo, 2013.


INTRODUCTION

« Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre » ! Cette observation pertinente et célèbre de K. Marx résume parfaitement le fondement et l'objet de notre recherche en psychopathologie, à partir du cas du Rwanda, depuis ma thèse de Doctorat 1. Cette recherche doctorale a été suivie par la publication d'une première partie complémentaire, dont le titre de l'ouvrage « Rwanda : Crimes d'honneur et influences régionales »2.

Dans la continuité de ces deux publications ci-dessus présentées, la présente recherche constitue une deuxième partie complémentaire à la thèse de Doctorat déjà citée. En effet, lors de la soutenance de ma thèse doctorale, plusieurs questions m'ont été posées par le Jury concernant l'histoire du Rwanda, les aspects anthropologiques de son peuple, les circonstances de la survenue du génocide de 1994, l'actualité et la situation actuelle compte tenu du passé récent de ce pays, etc. En même temps, ces différentes questions constituaient autant de pistes et d'ouvertures pour envisager une réflexion complémentaire future.

Pour cela, j'ai entrepris des recherches complémentaires afin de poursuivre et d'approfondir certains thèmes majeurs dont j'avais déjà introduit le contenu dans ma thèse de Doctorat.

1. Spécificité de la présente recherche

La thèse de Doctorat déjà citée m'a permis de présenter une vue d'ensemble au sujet du cas du Rwanda. Cela à la lumière d'autres situations cliniques similaires dans différents pays du monde. Du point de vue théorique, nos observation ont été formulées à partir de certains concepts de la psychopathologie fondamentale d'orientation analytique. Par la suite, dans l'ouvrage « Rwanda : Crimes d'honneur et influences régionales », j'ai limité ma recherche aux aspects historiques relatifs au contexte géopolitique de la région des Grands-Lacs d'Afrique. Cette étude a permis d'approfondir ma recherche sur certains aspects de l'histoire récente du Rwanda en tenant compte de son environnement dans la sous-région : en effet, les guerres civiles récurrentes au pays des Mille Collines, dès le début de l'ère coloniale, sont la conséquence de facteurs multiples liés en grande partie à l'héritage du colonialisme. Mais, cela ne devrait pas minimiser la responsabilité indéniable des Rwandais eux-mêmes dans la survenue des guerres civiles endémiques qui ravagent leur pays à chaque fin de règne !

Dans ce troisième ouvrage sur le Rwanda, nous allons nous intéresser en particulier à l'évolution des institutions traditionnelles de ce pays et leur transformation historique. Cela permettra, in fine, de mettre en évidence l'origine des failles identitaires qui sur-déterminent le recours à la violence collective chaque fois que le régime est contesté ou tout simplement renversé par la force.

2. La « dimension historique » des « cadres sociaux de la mémoire »

Dès la soutenance de ma thèse de Doctorat déjà citée, j'ai formulé la thèse principale de ma recherche en psychopathologie comme suit : « il n'y pas d'interaction entre individu et collectivité sans la dimension historique ». En effet, sans la dimension historique qui constitue le fondement du lien social, il n'y aurait pas d'institutions qui servent de « cadres sociaux de la mémoire » selon M. Halbwachs. Autrement dit, notre recherche concerne principalement l'étude des processus socioculturels qui sur-déterminent le maintien du lien entre l'individu et la collectivité, entre la vie psychique individuelle et la mémoire collective. Par conséquent, la « continuation de l'existence » du « sujet » dépend des « cadres sociaux de la mémoire » qui précèdent toute vie psychique et qui lui servent de matrice pour éclore.

Par ailleurs, la « dimension historique » est un élément collectif fédérateur dont le contenu constitue la source du patrimoine identitaire de chaque individu : le sujet, pour construire sa singularité, s'appuie sur un corpus socioculturel que nous appelons « culture ».

En plus de l'espace représenté par les « cadres sociaux de la mémoire » - des institutions -, il y a autre élément essentiel : le « facteur temps » : celui-ci confère aux institutions leur dimension évolutive à travers les générations. D'où il appert que la transmission est l'une des caractéristiques d'une communauté enracinée dans le passé, soutenue par ses institutions actuelles et apte à offrir à ses membres des perspectives d'avenir.

1SEBUNUMA D., La compulsion de répétition dans les violences collectives, thèse de Doctorat soutenue le 25 février 2011 à l'Université Paris Diderot - Paris7, publiée à l'Université Lille3, Atelier National de Reproduction des Thèses, 2012 ; puis à Issy-les-Moulineaux, Éditions Umusozo, 2013.

2SEBUNUMA D., Rwanda : Crimes d'honneur et influences régionales, Issy-les-Moulineaux, Éditions Umusozo, 2012.


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Déogratias SEBUNUMA
Psychologue clinicien - Auteur

Titulaire du Doctorat de
 
«Recherche en psychopathologie
fondamentale et psychanalyse
»

Psychopathologie
Descriptive II


Synthèse

Commander

Le Jugement
de l'Histoire


Synthèse

Commander

Le génocide
au Rwanda


Synthèse

Commander

Essai sur
l'autosuggestion


Synthèse

Commander

Psychopathologie descriptive I
Essais
sur les violences collectives

Synthèse

Commander

Communautarisme
et autochtonie –
Du cas du Rwanda
à l'universel

Synthèse

Commander

Rwanda :
crimes d'honneur
et influences régionales

Synthèse

Commander

Rwanda :
crise identitaire
et violence collective

Synthèse

Commander

La compulsion
de répétition
dans les violences collectives

Synthèse

Commander

La compulsion
de répétition
dans les violences collectives

Rwanda :
crise identitaire
et violence collective
Cet ouvrage est désormais édité par
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